La démission légitime pour suivre son conjoint
à l'étranger
(partenaire de PACS ou concubin)
La meilleure solution est donc de
démissionner à la date du départ du conjoint. Si
vous êtes déjà en congé maternité,
les Assedics acceptent de qualifier de légitime la
démission qui intervient à la fin de l'arrêt
déjà ouvert lors du départ du conjoint à
l'étranger. Cette reconnaissance s'applique uniquement au
congé maternité et pas au congé sabbatique ni au
congé sans solde car la cause directe de la démission
n'est plus constituée par le départ du conjoint
à l'étranger mais par la fin du congé sabbatique
ou sans solde.
Le congé parental d'éducation peut
être utilisé comme une alternative au mécanisme
de la démission légitime à condition que la
durée de l'expatriation n'excède pas 3 années.
En effet, le congé parental suspend le contrat de travail
pendant un délai maximal de 3 ans.
Il ne faut pas confondre le congé parental
d'éducation avec l'allocation parentale d'éducation qui
est une prestation familiale soumise à conditions. A l'issue
du congé parental d'éducation, vous retrouvez votre
emploi précédent ou un emploi similaire assorti d'une
rémunération équivalente.
Si vous démissionnez au terme d'un
congé parental, vous ne pouvez pas bénéficier du
mécanisme avantageux de la démission légitime.
Sauf si le départ du conjoint a été entrepris
alors que le congé parental était déjà
ouvert.
Pour les pays de L'Union européenne, le Liechtenstein,
l'Islande, la Norvège et la Suisse
En cas de reprise d'activité du conjoint
démissionnaire dans l'un de ces pays précités,
vous pourrez bénéficier d'une allocation chômage
locale. En effet, le règlement social communautaire
prévoit l'indemnisation du chômage par le pays de
résidence, des personnes ayant perdu leur emploi au sein d'un
autre Etat membre. L'institution de chômage
étrangère, lors de l'ouverture de vos droits, tiendra
compte des périodes d'emploi exercées en France et qui
sont indiquées sur le formulaire E 301.
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